Parce que le fait bruxellois est une réalité, parce qu'il existe une identité bruxelloise différente de celle des autres composantes du pays, parce que les Bruxellois ne sont pas des citoyens de seconde zone.
Constat :
La Région bruxelloise regroupe 19 communes réparties sur une superficie de 161 km2 :
- Au 1er janvier 2008, la population de la Région atteignait 1.048.491 habitants
- Si les tendances actuelles se maintiennent, Bruxelles comptera 1.200.000 habitants en 2020 (dont 240.000 jeunes de moins de 14 ans et 50.000 personnes de plus de 80 ans)
- En 2050, le nombre de personnes âgées de plus de 80 ans représentera 40 % des plus de 60 ans (contre 27 % actuellement)
- Bruxelles a gagné 100.000 habitants entre 1996 et 2008 mais elle perd chaque année 10.000 personnes au profit de la périphérie
- La population bruxelloise est la plus jeune du pays, avec une moyenne d'âge de 37,8 ans
- Bruxelles compte 187 nationalités dont 45 avec au moins 1.000 habitants
Ce que je propose :
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Faire respecter Bruxelles comme une région à part entière
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Elargir la Région bruxelloise afin de la faire correspondre à sa véritable dimension socio-économique et culturelle (+ LIEN vers Note 1 : Pourquoi élargir Bruxelles ?)
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Exiger de l'Etat fédéral qu'il donne à Bruxelles les moyens financiers d'assurer son statut de triple capitale (+ LIEN vers Note 2 : Pourquoi l'Etat fédéral doit-il augmenter le montant de la dotation qu'il accorde à Bruxelles ?)
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Exiger la nomination des Bourgmestres de Linkebeek, Kraainem et Wezembeek-Oppem
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Organiser une consultation populaire afin de demander aux habitants des communes du Brabant wallon et du Brabant flamand dans quelle région ils veulent habiter
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Exiger le respect des droits des Francophones habitant en Flandre (+ LIEN vers Note 3 : Défense des droits des francophones habitant en Flandre)
Note 1 : Pourquoi élargir Bruxelles ?
- Parce que confiner Bruxelles à ses 19 communes actuelles est un frein à son développement économique
- Parce que 55 % des personnes qui travaillent à Bruxelles sont des navetteurs qui profitent des infrastructures bruxelloises sans participer à leur financement : transports en commun, voiries, écoles, universités, hôpitaux, centres sportifs, centres culturels, ...
- Parce que la frontière qui enserre Bruxelles a été calquée sur une frontière linguistique sans rapport avec les réalités régionales
- Parce que donner à Bruxelles sa véritable dimension territoriale lui permettra de mener des politiques économiques, sociales et culturelles ambitieuses
- Parce que le " Grand Bruxelles ", c'est 2,3 millions d'habitants, un PIB/habitant de 34.000 EUR (soit 1,5 fois la moyenne de l'ancienne Union européenne... des 15 !) et près de 30 % de l'emploi salarié belge
- Parce que l'élargissement de Bruxelles permettrait de protéger un certain nombre de droits accordés - et confirmés plusieurs fois - aux habitants de la périphérie mais régulièrement bafoués par la tutelle flamande (non nomination des Bourgmestres, "tracasseries" dues aux circulaires Peeters et Martens, etc)
- Parce que l'élargissement de Bruxelles aux seules six communes à facilités représenterait un gain fiscal annuel de 100 millions EUR à l'impôt des personnes physiques (IPP)
(+ LIEN vers Note 4 : Conséquences fiscales d'un élargissement de Bruxelles aux six communes à facilités) => Le bon sens voudrait qu'on adapte les limites de la Région à la réalité socio-économique et culturelle, à savoir un ensemble de 17 communes supplémentaires situées en Brabant flamand et en Brabant wallon.
Note 2 : Pourquoi l'Etat fédéral doit-il augmenter le montant de la dotation qu'il accorde à Bruxelles ?
- La dotation octroyée à la Région par le Fédéral ne correspond pas du tout aux dépenses supportées par Bruxelles en tant que capitale européenne.
- De surcroît, les charges supportées par la Région en tant que triple capitale (capitale européenne, capitale de la Belgique et capitale des Communautés françaises et flamandes) sont dans une très large mesure supportées par les habitants des 19 communes, alors que les retombées positives de ces différentes fonctions bénéficient à un nombre bien plus important de personnes.
Note 3 : Défense des droits des francophones habitant en Flandre Fin 2008, le Conseil de l'Europe a clairement condamné l'attitude du Gouvernement flamand et lui a rappelé que les bourgmestres démocratiquement élus de la périphérie doivent être nommés et qu'au sein du Conseil communal, les élus doivent pouvoir s'exprimer dans la langue de leurs concitoyens, en l'occurrence le français. Note 4 : Conséquences fiscales d'un élargissement de Bruxelles aux six communes à facilitésEn effet, le revenu net imposable des six communes à facilités représente un peu plus d'un milliard d'euros (ce qui correspond à 1,28 % du revenu net imposable de l'ensemble de la Flandre). Le rapatriement de ces revenus à Bruxelles rapporterait un gain fiscal de 100 millions EUR à l'impôt des personnes physiques (IPP). L'Etat fédéral récupérerait par ailleurs 22 millions d'euros, correspondant à la diminution de l'intervention de solidarité nationale dont bénéficie Bruxelles. [Il faut en effet savoir que l'Etat fédéral dote les Régions proportionnellement à la part de chacune dans la perception de l'IPP. S'y ajoute une " intervention nationale de solidarité " (INS) lorsque l'IPP par habitant d'une Région est inférieur à la moyenne nationale. En 2007, Bruxelles percevait 153 millions d'euros au titre de l'INS] Le saviez-vous ?
- Sur les 1.048.491 habitants de la Région :
- Il y a 542 528 femmes et 505 963 hommes
- 248 915 personnes ont moins de 20 ans
- 152.778 personnes ont plus de 65 ans
- 295.043 (28 %) n'ont pas la nationalité belge (Si l'on y ajoute les Belges d'origine étrangère, 50 % de la population bruxelloise a des références qui ne sont pas exclusivement belgo-belges)
- La Région de Bruxelles-Capitale est marquée par une double dualisation :
- une dualisation entre la Région et sa périphérie : le revenu moyen par habitant est de 85 % de la moyenne belge à Bruxelles alors qu'il est de 117 % dans la périphérie - Une dualisation à l'intérieur de la Région entre les quartiers occidentaux et les quartiers orientaux : le revenu moyen est à 129 % du niveau régional dans les communes orientales et sud-orientales de la seconde couronne alors qu'il n'est que de 83 % dans celle du croissant pauvre regroupant les communes de Saint-Josse, Saint-Gilles, Anderlecht, Molenbeek et Koekelberg
- Si on y ajoute la population qui n'est pas comprise dans les chiffres officiels (les étudiants, le personnel diplomatique, les demandeurs d'asile dans l'attente d'une décision), la population de Bruxelles dépasse sans aucun doute son maximum historique atteint en 1968 (1.079.181 habitants).
- Avec ses 6.238 habitants au km2 (soit 60 habitants à l'hectare), Bruxelles reste loin des chiffres moyens des grands centres urbains européens (on admet généralement qu'une moyenne de 100 habitants à l'hectare constitue une moyenne tout à fait acceptable)
- Le rajeunissement de la Région est entre autres dû aux flux migratoires internes. Les derniers chiffres disponibles (2006) nous montrent qu'alors que 100.979 personnes ont quitté la Région cette année-là, 85.255 personnes originaires de Flandre et de Wallonie se sont installées à Bruxelles. Le flux entrant est quasi exclusivement constitué de personnes jeunes, souvent célibataires, et pour la plupart locataires. Le flux sortant consiste davantage en des populations légèrement plus âgées (souvent des ménages avec des enfants). Actuellement, Bruxelles voit la moitié de sa population se renouveler tous les dix ans.
- Les quartiers qui connaissent les plus forts taux de déménagement se situent à l'intérieur du Pentagone ainsi que dans le Quartier européen et les campus universitaires.
- L'analyse des structures d'âge des immigrants permet d'observer que Bruxelles est un pôle d'attraction important pour les jeunes adultes : de nombreux jeunes restent vivre à Bruxelles après leurs études. Ceci explique qu'alors qu'en 1991, Bruxelles était encore la plus vieille des trois Régions du pays, elle en est aujourd'hui la plus jeune. Ceci étant, d'énormes différences existent entre les communes et les quartiers de la Région. C'est ainsi qu'on trouve à Bruxelles, la plus jeune commune du pays (Saint-Josse-ten-Noode) ainsi que l'une des plus âgée (Ganshoren). Si la croissance est négative dans les communes dites " vieilles " (Ganshoren, Uccle, Berchem-Sainte-Agathe), elle est par contre forte dans les communes " jeunes " (Saint-Gilles, Schaerbeek, Saint-Josse et le Pentagone)
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